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Vous décrivez une pièce dans un chat. Un agent IA la construit sous la forme d'un vrai modèle 3D, regarde ce qu'il a fait et corrige ce qui ne va pas. Vous la vérifiez dans la visionneuse, vous changez ce que vous voulez avec un curseur ou un nouveau message, puis vous téléchargez un STL ou un 3MF pour votre trancheur. La première version arrive en général au bout de deux minutes environ ; une pièce compliquée peut en demander dix.
C'est tout. Voyons ce que ça donne sur une vraie pièce, du premier message au fichier imprimable.

Tout ce qu'on voit sur cette capture est sorti d'un seul message. Les numéros renvoient aux étapes que cet article détaille :
Pour le support de téléphone, tout est parti de ce message :
Support de téléphone à angle réglable, pour des téléphones jusqu'à 12 mm d'épaisseur, angle de vue de 65°, avec une fente pour le câble de charge dans le berceau.
Pas un mot de jargon CAO. C'est ce que vous diriez à un copain qui se débrouille en CAO, plus les trois choses que vous êtes le seul à savoir : ce que la pièce doit accueillir (un téléphone de 12 mm d'épaisseur au maximum), le chiffre qui compte pour vous (65°) et ce dont vous avez besoin en plus (un passage pour le câble). Pour tout le reste, l'agent fait ses choix, et il vous les annonce.
« Un support de téléphone » tout court, ça marche aussi. Vous aurez simplement le support tel que l'agent se l'imagine : son angle, sa largeur, son idée de l'épaisseur de votre téléphone. Chaque chiffre que vous donnez lui évite une supposition. Ceux qui comptent le plus, en général :
Quand il manque une info importante, l'agent pose la question avant de construire, avec quelques réponses toutes prêtes. Vous n'avez plus qu'à choisir :

Et les mots ne sont pas la seule porte d'entrée. Vous pouvez glisser dans le chat une photo, un croquis fait sur un coin de table, un plan technique, ou encore un STL, un 3MF, un OBJ ou un GLB à modifier. Notre article sur la 3D à partir d'images montre chacun de ces cas sur de vrais essais.
Pendant que vous attendez, les étapes de l'agent s'affichent dans le chat. Voici celles du support de téléphone, en gros plan :

La première étape, « a lu 3 références », c'est l'agent qui consulte ses fiches pour ce genre de pièce. Il en a une vingtaine : ce qu'une buse de 0,4 mm sait imprimer ou pas, comment incliner un berceau sur son socle sans que les volumes se chevauchent, les clips, les charnières, les filetages, Gridfinity, le texte gravé, le rigging. Viennent ensuite les « Paramètres enregistrés » : il a repéré les chiffres que vous aurez sans doute envie de changer plus tard, et il a donné à chacun une plage dans laquelle le support reste fonctionnel.
« Modèle paramétrique construit », c'est le moment où il écrit du code de CAO et l'exécute. C'est l'étape qui compte le plus : votre support est un programme, pas un maillage imaginé par une IA. Les 65° font vraiment 65°, le berceau de 12 mm fait vraiment 12 mm, et chacun de ces chiffres reste modifiable.
Avec « a examiné la forme », l'agent vérifie son propre travail. Il fait un rendu du support sous plusieurs angles, regarde les images, contrôle les dimensions et s'assure que le maillage est fermé et manifold (c'est là-dessus que les trancheurs râlent). Ici, après ce premier examen, il a changé quelque chose, reconstruit le support et l'a examiné une seconde fois avant de vous le remettre. Ça arrive souvent. Chaque construction a son bouton « Aperçu », qui permet de revenir à n'importe quelle version précédente.
Le modèle s'ouvre dans la visionneuse, à côté du chat. Faites-le tourner, zoomez, regardez dessous. Les lignes de cote donnent la taille réelle : ce support mesure 119,1 mm de haut et 76 mm de large, et c'est exactement ce que vous décollerez de votre plateau. Avec « Mesurer la distance », cliquez sur deux points pour connaître l'écart entre eux. Le menu « Options d'affichage » propose une « Vue en coupe » et une « Vue éclatée » pour les pièces qui ont un intérieur, et « Informations sur le modèle » vous dit si le maillage est fermé et manifold.
Si quelque chose vous semble bizarre, dites quoi et où. Avec « la fente du câble est trop près du bord gauche », l'agent sait quoi corriger. Avec « c'est pas bon », il ne peut rien faire.
Il y a deux façons de faire, et la plupart des gens finissent par utiliser les deux.

L'agent a transformé les chiffres importants en curseurs : l'angle de vue de 45 à 80°, l'épaisseur du téléphone de 8 à 18 mm, la largeur du support de 60 à 100 mm et la fente du câble de 14 à 30 mm. Bougez-en quelques-uns, cliquez sur « Enregistrer », et le modèle se reconstruit en quelques secondes. « Ignorer » remet les valeurs d'avant. Les curseurs ne consomment jamais de génération, alors essayez autant de combinaisons que vous voulez.
Pour tout ce qu'un curseur ne couvre pas, écrivez-le : « ajoute un rebord à l'avant pour que le téléphone ne glisse pas », « rajoute 20 mm de profondeur à la base », « arrondis toutes les arêtes extérieures ». L'agent sait ce qu'il vient de construire : vous dites seulement ce qui change, et il ne touche pas au reste. Chaque nouvelle construction consomme une génération, ce que le chat signale juste en dessous.
Le bouton « Télécharger » vous propose du STL, du 3MF, de l'OBJ ou du GLB, et la conversion se fait directement dans votre navigateur. Le STL, tous les trancheurs l'ouvrent. Le 3MF garde en plus les couleurs, sous forme de pièces séparées : une plaque nominative en deux couleurs s'ouvre dans Bambu Studio, PrusaSlicer ou Orca avec les lettres déjà détachées du socle, prêtes pour un deuxième filament. Le GLB, lui, sert pour les moteurs de jeu et pour Blender.
Certaines choses n'ont pas de cotes qu'on pourrait noter : un chien, un dragon, un costume de carnaval. Pour celles-là, l'agent sculpte au lieu de construire. Même chat, mêmes étapes, autre outil.

Ce personnage, c'est un kurent. Au carnaval slovène, c'est le monstre en peau de mouton chargé de chasser l'hiver. J'ai joint une photo et j'ai écrit : « Fais de ce kurent un personnage de jeu stylisé, en T-pose. Ne le change pas trop. » L'agent a lu ses fiches, puis il a annoncé ce qu'il garderait (le costume hirsute, la coiffe à cornes, les rubans, la langue rouge) et ce qu'il changerait (les bras écartés en T, et le bâton mis de côté pour que la pose reste lisible). Ensuite, il a sculpté la figurine et regardé le résultat. Le modèle est revenu en couleurs, d'un seul tenant.
La T-pose n'est pas là pour faire joli. C'est la posture qu'il faut à un personnage avant de lui donner un squelette : le message suivant peut donc être « ajoute-lui un squelette et fais-le danser », et l'agent s'occupe des os et du mouvement. L'article sur le rigging montre ce que ça donne.
Et vous n'avez jamais de mode à choisir. Une pièce avec des cotes est construite, une créature est sculptée, et une figurine sur un socle fileté a droit aux deux, dans le même chat.
GrandpaCAD, ce n'est pas un modèle d'IA qui recrache un fichier. Imaginez plutôt un modèle d'IA de pointe installé dans un atelier rempli de vrais outils. C'est lui qui choisit lequel prendre, dans quel ordre, et qui décide quand le résultat est assez bon pour vous être montré.
Côté CAO, c'est OpenSCAD, avec les bibliothèques sur lesquelles les makers s'appuient déjà (BOSL2, NopSCADlib, Gridfinity Rebuilt). C'est pour ça qu'un trou pour une vis M3 a la taille d'une vis M3, et pas une taille approchante. Côté maillage, c'est Blender : pour modifier les fichiers, et pour faire le rendu des créations de l'agent afin qu'il puisse les regarder. Les formes sculptées passent par un maillage sur GPU que j'ai développé exprès : il transforme une image en un modèle unique, plein et en couleurs, qu'un trancheur accepte. Pour le rigging et l'animation, j'utilise les meilleurs modèles ouverts qui existent. Quant aux fiches de référence, elles viennent des constructions ratées : quand l'agent se trompe toujours de la même façon, la correction finit dans une fiche.
Rien de tout ça n'est mis en ligne au feeling. Je teste chaque changement sur plus de 3 000 générations que j'ai notées à la main, selon quatre critères : à quel point le résultat respecte la demande, le temps qu'il a pris, son allure et ce qu'il a coûté. Un nouveau modèle d'IA passe le même examen avant de s'approcher de votre chat. L'article Comment on teste l'agent donne tous les détails, et le journal des nouveautés montre à quel rythme les choses bougent.
Il est à l'aise avec :
Il lui faut quelques allers-retours pour :
Ce qu'il ne fait pas :
Les nouveaux comptes reçoivent trois générations, sans carte bancaire. Une génération correspond à une construction : chaque étape « Modèle paramétrique construit » ou « Forme organique sculptée » en consomme une, et un même message peut en consommer deux si l'agent reconstruit, comme pour le support de téléphone plus haut. Les curseurs sont gratuits. Pour télécharger le fichier, il faut un pack (à partir de 12 $ US) ou un abonnement. Tous les détails sont sur la page des tarifs.
Choisissez un exemple, ou décrivez votre propre pièce.
Et si vous vous demandez d'où vient le nom, voici le grand-père qui se cache derrière.